Wumeishu Modèle des Énergies & des Forces

Modèle des Énergies & des Forces

Modèle des Énergies & des Forces

Les sept groupes d’exercices du Yiquan 意拳 et du Yongchunquan 咏春拳[1] servent d’abord surtout à développer et à renforcer les différentes forces[2] comme la force interne[3], la force intégrale provenant de l’intégralité du corps avec la force vivace[4] et la force élastique[5]. De là naît, à un niveau supérieur, la force complète, ronde[6], que l’on pourrait également nommer force intégrale. Cette dernière représente, en combinaison avec une émission explosive[7] – émission quelconque, à tout moment et dans n’importe quelle direction – le propre but du Yiquan et Yongchunquan dans le domaine du combat[8].

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Dans un premier temps et basant sur Zhanzhuang 站桩[9], il s’agit de poursuivre et de progressivement mettre ces forces en mouvement[10], par exemple dans le Shili 试力, puis au Mocabu 摩擦步, mais également dans des exercices de plus en plus complexes comme le Tuishou 推手, le Sanda 散打, jusqu’au combat absolu et libre, le Sanshou 散手[11].

Ce combat libre, pour ainsi dire sur la vie ou la mort, est à concevoir exclusivement comme une métaphore[12]. Il n’y a pourtant rien à transposer sans l’expérience réelle de ces étapes. Il est impossible – et ceci est une des conclusions les plus importantes – de pratiquer une discipline de prise de connaissance comme le Gongfu 功夫 en arts martiaux uniquement par le biais de l’intellect. À l’aide de l’intellect, on peut saisir beaucoup de choses mais celui-ci ne nous fera jamais ‘comprendre’, au sens de l’expérience vécue.
Un exemple: celui qui ne s’essaiera jamais à la lutte ne vivra jamais les expériences que l’on peut retirer d’une telle épreuve.
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[1] Voir href=”http://wumeishu.fr/entrainements/yiquan/” Yiquan et Yongchunquan.
[2] Souvent aussi appelées ‘énergie’. Ce qui suit est mon interprétation personnelle en co-opération avec Daniel Hulliger. NING MUI Modèle des Énergies & Forces 五梅对于气的理论.
[3] Neili 内力 (Chinois, force interne), en particulier Qi 气 (Chinois, énergie vitale), Li 力 (Chinois, force physique), Yi 意 (Chinois, force d’imagination), Xing 形 (Chinois, forme), Shen 神 (Chinois, esprit) and Xin 心 (Chinois, coeur).
[4] Zhengtili 整体力 (Chinois, la force interne qui vient du corps global), la force interne (Neili 内力) devient Zengli 争力 (Chinois, force compacte), et Huoli 活力 (Chinois, force vivace).
[5] Tanli 弹力 (Chinois, force élastique/flexible), la force compacte devient élastique et flexible.
[6] Hunyuanli 浑元力 (Chinois, complete general and round force), résulte de Neili, mais aussi Qi 气, Li 力, Yi 意 etc., ainsi que Zhengtili 整体力, Huoli 活力 et Tanli 弹力, mais avec l’application de Baofali 爆发力 de surcroît. Ou, autrement dit, force venant de l’intégralité du corps qui peut agir comme une entité des différentes forces.
[7] Baofali 爆发力 (Chinois, force extériorisée explosive).
[8] Jiji 技击 (Chinois, applications combat); contrairement à l’orientation vers la santé Yangsheng 养生 (Chinois, soins d’hygiène), où les préférences sont légèrement sur d’autres aspects; surtout sur les premiers quatre groupes d’exercices.
[9] Zhanzhuang 站桩 (Chinois, être debout comme un pilier).
[10] En tant que force qui peut aussi être expulsée du corps Fali 发力 (Chinois, force qui sort) et encore maximisée, ceci avec effet explosif Baofa 爆发 (Chinois, extériorisée explosive).
[11] Shili 试力 (Chinois, tester la force), Mocabu 摩擦步 (Chinois, pas qui frotte), Tuishou 推手 (Chinois, mains qui poussent et sentent), Chishou 黐手 (Chinois, mains qui collent), Sanda 散打 (Chinois, combat libre), Sanshou 散手 (Chinois, mains libres, combat libre).
[12] Celui-ci ne peut être trouvé volontairement, mais se présente à nous éventuellement. Une analogie: le moment de la naissance d’une oeuvre, c’est lorsque les limites d’une technique excellente sont surpassées. L’art est un savoir-faire et non pas un vouloir-faire.

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